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Collaboration des enseignants avec le privé, un débat qui divise

09-09-2012
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 La suspension provisoire de la circulaire autorisant les enseignants à collaborer avec des établissements privés divise les professionnels du secteur

Tandis que les uns dénoncent "une décision prise à l'improviste qui ne sert ni les intérêts des élèves, ni du corps enseignant, ni encore des directeurs des écoles privées", d'autres y voient "un pas positif sur la voie de la mise en place de mécanismes de réglementation capables de sortir le secteur de l'état de chaos qui l'a marqué pendant de longues années".


L'arrêté du ministère de l'Education nationale est susceptible de "porter atteinte aux intérêts des élèves, du corps enseignant et des directeurs des écoles privées, d'autant plus qu'il intervient à la veille de la rentrée scolaire 2012-2013", a déclaré à la MAP Abdelhadi Zouiten, vice-président de la Ligue de l'enseignement privé au Maroc.

"L'opération d'inscription a d'ores et déjà eu lieu, les emplois du temps arrêtés et les salles de cours mobilisées", a expliqué M. Zouiten, disant craindre que "cette mesure, qu'il fallait prendre au moins trois mois auparavant, ne perturbe les programmes établis par les établissements d'enseignement privé et ne porte atteinte aux intérêts des directeurs de ces établissements qui ont investi de lourdes sommes pour la rentrée, quitte à contracter des crédits bancaires".

M. Zouiten affirme l'engagement des professionnels affiliés à la Ligue à respecter toutes les circulaires et lois régissant le secteur, dont la circulaire N 109 et la loi 06.00 formant statut de l'enseignement scolaire privé, ajoutant avoir interpellé le ministère sur la nécessité d'Âœuvrer à la formation des cadres pédagogiques dont les établissements d'enseignement privé ont besoin, et précisant que la Ligue s'est engagée, pour sa part, à recruter chaque année 2.000 cadres durant une période de cinq ans.

Accusant le ministère "de vouloir porter le chapeau au privé concernant les difficultés de l'école publique", il exprimé la disposition de la ligue à participer à un dialogue sérieux et objectif à ce sujet, M. Zouiten faisant savoir que la question des heures supplémentaires figure à l'ordre du jour d'une ré prévue entre les intervenants dans le secteur de l'enseignement privé, le chef du gouvernement et le ministre de l'Education nationale.

Abdellah Attach, secrétaire général adjoint de la Fédération nationale des fonctionnaires de l'enseignement (UNTM), ne voit pas les choses du même regard. Il salue une décision "positive" longtemps réclamée par plusieurs centrales syndicales pour mettre fin à l'état de chaos qui caractérisait ce secteur, et qui faisait que "certains enseignants et directeurs des écoles privées transgressaient souvent les dispositions de la circulaire N 109".

Cette décision, que le syndicat soutient par principe, devrait être appliquée de manière grale et en concertation avec les différents intervenants et représentants des centrales, a concédé M. Attach, qui souligne en outre la nécessité de définir des mécanismes clairs de réglementation de l'enseignement privé de manière à éviter qu'il ne se transforme en un secteur à vocation purement lucrative.

Avec plus de recul, Abderrazak El Idrissi, secrétaire général de la Fédération nationale de l'enseignement (UMT), qualifie de "positive dans l'ensemble" la décision du ministère, ajoutant qu'elle ne doit pas occulter pour autant la nécessité d'Âœuvrer à l'amélioration du niveau de vie des fonctionnaires de l'enseignement public.

Le responsable syndical se dit, par ailleurs, en faveur d'une réglementation du secteur qui préserve pleinement les intérêts et des élèves et du corps enseignant des établissements privés qui accueillent un important effectif d'élèves marocains.

L'arrêté controversé concerne, outre les enseignants des trois cycles de l'enseignement privé, les inspecteurs pédagogiques de l'enseignement primaire et secondaire, les inspecteurs en orientation scolaire et en planification de l'éducation, et les inspecteurs des services financiers et logistiques.

Le document prévient que tout établissement d'enseignement privé qui aura désormais recours aux services des personnes concernées, s'exposera aux mesures judiciaires en vigueur.

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