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Etudes supérieures : l’offre s’élargit et s’adapte mieux aux exigences du marché

18-09-2018
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L’éventail du choix des études supérieures est large : 361 établissements de l’enseignement universitaire, 200 établissements privés. Avec les formations professionnalisantes, l’université a voulu se rapprocher du monde du travail.

 

Ils sont 163 506 élèves à avoir décroché leur bac cette année, soit un taux de réussite qui frôle les 49% (voir encadré). Maintenant, en attendant les résultats de la session de rattrapage (quelque 164 271 candidats la passeront les 10,11 et 12 juillet), quelles études supérieures ces bacheliers peuvent-ils choisir ? Cette lancinante question se pose chaque année aux dizaines de milliers d’élèves ayant décroché ce sésame. Bien sûr, la réponse n’est pas évidente et dépend de plusieurs facteurs : l’orientation choisie dès la troisième année du secondaire, de la moyenne générale obtenue au bac, mais aussi des moyens financiers dont dispose le futur étudiant. Une chose est sûre : quelles que soient les études choisies, qu’elles soient d’ingénierie, d’économie, de médecine, de management, de commerce, de finance, de droit, de philo, de littérature, ou de langues, ou n’importe quelle autre branche, beaucoup d’étudiants ignorent que la formation bien réussie n’est pas un gage de succès professionnel. Certes, l’objectif final de tout étudiant est de trouver un travail après la fin de ses études supérieures, ce qui est légitime, mais en décrocher un n’est pas synonyme de réussite de carrière. 

Ceux qui ont les moyens choisissent toujours l’école supérieure privée ou des études à l’étranger

Souad Zandy, responsable des recrutements au sein du cabinet Manpower, donne quatre conseils aux nouveaux bacheliers pour entamer l’étape des études supérieures dans de bonnes conditions. Pour elle, le choix de ces études doit se faire d’abord en fonction des grands projets que développe le pays ; il faut ensuite aimer ce que l’on veut faire et non pas le subir ; il faut en troisième lieu exceller dans ce qu’on a choisi de faire, «le marché du travail ne prend que les meilleurs, les moyens n’y ont plus de place», dit-elle. Le quatrième conseil, enfin, est qu’il faut maîtriser les langues. Tous les recruteurs insistent sur ce dernier volet.  «En gros, il faut savoir forger son savoir-être, en ayant une culture générale, et la génération actuelle a une chance inouïe : être en contact permanent avec les nouvelles technologies de l’information et de la communication», conclut notre professionnelle en recrutement.

Hélas, sur ce point précis, beaucoup de formateurs, tant dans les établissements supérieurs publics que privés, font le même constat : ces étudiants recourent de plus en plus aux NTIC, notamment l’internet, mais ils ne l’utilisent pas à bon escient. «Quand on leur donne un travail de recherche à faire, ils ne font aucun effort personnel et de synthèse, ils se contentent souvent du copié-collé», se plaint ce professeur universitaire. Donc, au lieu d’être un atout, cet outil se transforme en handicap. 
Cela dit, l’éventail du choix des études supérieures est très large. Le plus gros lot d’étudiants empruntera, comme chaque année, la voie de l’université publique. Il s’agit de ceux qui n’ont pas eu de bonnes notes pour postuler dans des établissements publics qui exigent une bonne moyenne au bac (genre ENCG, facultés de médecine…), et ceux qui n’ont pas les moyens financiers pour suivre la voie de l’école supérieure privée, dont le coût pourra atteindre les 70 000 DH par an, hors frais d’entretien, ou d’aller à l’étranger.

L’université publique est-elle une usine qui produit des chômeurs ? C’est, en fait, un a priori qui n’est pas du goût des universitaires. Les 361 établissements de l’enseignement supérieur universitaire que compte le Maroc -avec un effectif de 476 000 étudiants- ne sont pas que des producteurs de sans-emploi. L’université a entamé à partir de 2004 de profonds changements avec le système LMD, en introduisant les licences professionnelles et les masters spécialisés. Les formations professionnalisantes au sein des universités deviennent, en effet, un atout non négligeable. Elles visent, comme le dit Adil Cherkaoui, un étudiant-chercheur en management des entreprises à l’Université Hassan II Ain Chock-Casablanca, «principalement l’amélioration de l’employabilité des lauréats des universités tout en répondant aux besoins de son environnement socio-économique en matière de RH qualifiées, constituant un vecteur de leur développement et ce à travers l’introduction dans le cursus de formation des stages de fin d’études aboutissant, le plus souvent, à des projets professionnels».

Petite illustration : la FSJES de Casablanca, à titre d’exemple, a lancé en 2011-2012 un master en sciences criminelles en collaboration avec la direction de la Sûreté nationale en vue de l’alimenter en RH, ainsi qu’un module de culture entrepreneuriale dans les différentes filières relevant des établissements de l’Université Hassan II, «ayant pour but de promouvoir l’esprit d’entreprise et d’inculquer le goût de la prise de risque et d’initiative auprès des étudiants», ajoute notre étudiant-chercheur. Comme le conseillent les recruteurs et les spécialistes de la formation, que les études aient lieu dans un établissement supérieur public ou dans un établissement privé, l’essentiel est d’aimer ce que l’on veut entreprendre comme études supérieures, et d’y exceller. 

L’école supérieure privée n’est pas un gage de qualité en soi

L’école supérieure privée, certes, offre un éventail de filières, et sa réputation sur le marché du travail est meilleure que l’université, mais toutes les écoles supérieures privées n’offrent pas la même qualité de formation. Pour Jaâfar Khalid Naciri, président de l’université Hassan II de Casablanca, «l’enseignement supérieur privé va devoir à son tour réaliser des améliorations d’ensemble, tout en notant que, désormais, les offres de qualité bénéficieront de la reconnaissance requise à travers les accréditations». Et c’est la Commission nationale de coordination de l’enseignement supérieur qui donne ces accréditations, dont la première fournée pour les écoles supérieures privées (ESP) est sortie en juin dernier. Cela veut dire qu’une ESP n’est pas un gage de qualité en soi, encore lui faudra-t-il pour se faire reconnaître comme école de qualité que ses diplômes soient reconnus, et donc ses filières accréditées. Et cette accréditation aura une conséquence majeure, prédit Yasmine Benamour, administrateur de HEM, dans la mesure où elle apporte «la possibilité pour un lauréat d’une filière accréditée de demander une équivalence de son diplôme au ministère pour pouvoir poursuivre ses études au Maroc (en master ou doctorat, par exemple), et avoir la possibilité d’être fonctionnaire de l’Etat».

Certes, l’enseignement supérieur privé, avant même ces accréditations, s’est frayé son chemin, mais au regard de ses résultats concrets on est, avec seulement 200 établissements et 35 000 étudiants, «loin du compte», estime Mme Benamour. Pourquoi ce retard par rapport aux prévisions de la charte d’éducation et de formation qui avait prévu pour l’enseignement supérieur privé 20% des effectifs en 2010 ? Deux raisons à cela, répond Mme Benamour : d’abord  ne viennent pas vers le secteur privé les classes économiquement aisées «qui ont une préférence pour l’étranger». Et ne viennent pas non plus vers le secteur de l’enseignement supérieur privé «les catégories économiquement faibles puisque nous sommes tout simplement des établissements payants. La catégorie qui vient vers nous est essentiellement issue de la classe moyenne et de la classe moyenne supérieure qui n’est pas encore très large au Maroc». La deuxième raison est liée à la politique générale du pays : l’Etat, pour encourager le secteur privé, ne devrait faire bénéficier ce dernier d’aucune rente. Toujours selon Benamour, l’aide dont le secteur a besoin «concerne d’abord les familles et non le secteur lui-même, dans la mesure où l’Etat pourrait développer la solvabilité de la demande par un système de bourses de mérite, de crédits études et/ou d’incitation fiscale pour les parents ; ce qui se fait peu, pour ne pas dire pas, de façon très avancée au Maroc». Rappelons que des promesses ont été faites lorsque Driss Jettou était à la tête du gouvernement d’alors dans le cadre d’un accord-cadre, mais rien n’a été concrétisé jusqu’à présent.

Toujours est-il, pour développer le secteur, aussi bien de l’enseignement supérieur public que privé, il est question maintenant de la révision par le ministère de tutelle de la loi 01-00 relative à cet enseignement supérieur, et de la création d’une agence dédiée aux accréditations des établissements privés. Interrogé par la Vie éco, Abdelhafid Debbarh, secrétaire général du ministère de l’enseignement supérieur, confirme : cette loi sera effectivement modifiée, et cette modification concernera entre autres les dispositions relatives à la formation continue dans les universités, la révision des structures des instances de coordination dans l’enseignement supérieur, et, ce qui sera encore plus important, «la création d’un observatoire pour l’adéquation des enseignements supérieurs à l’environnement économique et professionnel». De même, une agence d’évaluation de l’enseignement supérieur verra le jour, dont la mission principale, explique M. Debbarh, «consiste à évaluer l’ensemble des établissements de formations supérieures, y compris les établissements d’enseignement supérieur privé».

 

Résultats : Le nombre des filles réussissant le bac dépasse celui des garçons

 

451 953 candidats se sont présentés au bac cette année, soit une augmentation de 18,2% par rapport à l’année dernière. 163 506 d’entre eux l’ont eu en première session, soit un taux de réussite qui atteint 48,96% (dont 51,28% de filles). Avec 54,46%, le taux de réussite dans les branches scientifiques et techniques a dépassé celui des branches littéraires et de l’enseignement originel (40,34%). De ces statistiques on pourrait tirer quelques conclusions. La première est relative au nombre de candidats. Il est en augmentation sensible par rapport aux années précédentes, et cela s’explique : il y eut moins de déperdition scolaire ces deux dernières années, c’est-à-dire qu’il y a eu moins d’élèves qui quittent les bancs des écoles avant le bac, le plan d’urgence décrété en 2008 semble produire ses premiers effets positifs. En effet, de 445 000 élèves ayant quitté l’école en 2008, on est passé à 288 700 en 2010, selon les estimations du ministère, ce qui est considérable. Le taux de scolarisation pour la tranche d’âge 12-14 ans (collège) a gagné, en deux ans, 7,8 points puisqu’il est passé de 71,3% à 79,1%.

La deuxième conclusion est relative au taux de réussite pour les branches scientifiques et techniques qui dépasse celui des branches littéraires. C’est la deuxième année consécutive que cela se produit, et sur ce plan encore, le plan d’urgence a enregistré un point positif puisque ses prévisions étaient d’atteindre un taux de 60%. La troisième conclusion est relative au nombre de filles qui ont eu le bac cette année. Il est supérieur au nombre de garçons. Or, elles étaient moins que ces derniers à se présenter à l’épreuve du bac (sur 451 953 candidats, 210 991 étaient des filles). Cela signifie non seulement que la scolarisation des filles est en constante progression, mais aussi qu’elles sont en train de devancer les garçons en matières d’études. Cela dit, il est à enregistrer aussi que le nombre d’élèves ayant réussi le bac avec une mention s’est élevé à 42,06%, et la palme d’or revient à un élève du lycée Jorf Lasfar dans la région de Doukkala-Abda, qui l’a décroché brillamment avec une moyenne générale de 19,28.

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