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Licences professionnelles, un bon tremplin vers le marché du travail

30-07-2012
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Instituées par le système LMD, les licences professionnelles sont programmées par toutes les universités du Maroc. 407 filières de licences professionnelles ont été proposées l’année dernière.

Réputées, à tort ou à raison, produire des chômeurs, les universités marocaines déploient de plus en plus d’efforts depuis le début des années 2000 pour dispenser des formations adaptées aux besoins des entreprises, à l’évolution socio-économique du pays, et aux grands projets initiés par les pouvoirs publics. Les licences professionnelles (LP) instituées à partir de 2004 dans la foulée de la réforme pédagogique sont venues, dans ce cadre, avec les masters spécialisés, répondre à ce besoin. Et elles connaissent un franc succès. Au détriment des licences fondamentales ? Rien n’est moins sûr. Déjà aux années 1990, «la culture professionnalisante dans les formations offertes à l’université a permis d’orienter nos filières vers des créneaux prometteurs en termes d’insertion et d’emploi pour nos étudiants», rectifie Wail Benjelloun, président de l’Université Mohamed V-Agdal de Rabat. Et pour étayer ses propos, il cite la «Licence Appliquée d’Informatique» et les DESS «Télécom» et «Actuariat», qui se sont rapidement intégrés dans la stratégie des licences professionnelles prévue par le plan d’urgence 2009-2012. «En fait, certaines de nos licences LMD à accès ouvert pouvaient déjà être considérées comme ayant une forte composante professionnelle permettant un taux élevé d’insertion des lauréats sur le marché du travail», ajoute M. Benjelloun. Et il cite, à ce propos, les licences d’informatique, d’économie et d’anglais. Selon lui, les LP ont certes apporté une valeur ajoutée en termes d’adaptation des diplômés aux besoins du marché, mais l’Université qu’il préside, soutient-il, «est actuellement en train de généraliser un enseignement d’entreprenariat à tous les étudiants inscrits dans les programmes de licence», que cette licence soit appliquée ou professionnelle.

Une chose est sûre, pour M. Benjelloun, les LP au même titre que certaines licences fondamentales à accès ouvert «répondent à ces nouveaux besoins des investisseurs nationaux et internationaux en matière de communication, d’informatique, de métiers de banque, de mécatronique et de design, ainsi qu’à ceux des industries chimiques, de biotechnologie et de tourisme».

L’économie marocaine a eu besoin en 2012 de 7 250 lauréats

Quelque 300 formations professionnalisantes ont été proposées l’année dernière par les universités marocaines, entre licences professionnelles et masters spécialisés. Les étudiants ayant obtenu cette licence professionnelle ont, par principe, le choix entre faire un master spécialisé ou quitter carrément les études pour aller chercher un emploi. Et à partir de la 2e année post-bac, ils ont toujours le choix, conformément au système LMD, de se détourner de cette filière professionnalisante pour emprunter la voie de la recherche. Toujours est-il que nombre de filières professionnelles sont proposées au niveau des universités publiques en partenariat avec le monde de l’entreprise, pour faire profiter le futur lauréat des compétences techniques et du développement de la personnalité que cultive cette dernière. L’étudiant peut profiter d’un stage avant l’obtention du diplôme, voire se voir offrir un poste, une fois sa formation terminée. Des entreprises proposent, elles aussi, aux universités des formations professionnelles adaptées à leurs besoins, notamment dans des domaines nouveaux où il y a rareté des compétences. Et s’impliquent même dans l’élaboration des programmes pédagogiques, en participant «aux recrutements des étudiants et aux décisions stratégiques, comme elles mettent leurs cadres à la disposition de l’Université pour un certain nombre de disciplines», explique M’barek Benchanaa, directeur des pôles de l’excellence de l’Université Cadi Ayyad de Marrakech.
Pour sa part, l’Université Mohammed V-Agdal, rappelle son président, a entrepris une série de démarches complémentaires pour faciliter l’insertion de ses lauréats. C’est ainsi que les filières «sur mesure» organisées avec le concours des partenaires sociaux commencent à voir le jour, ce qui permet d’envisager des formations en alternance université-entreprise. Et à ce titre, M. Benjelloun cite les conventions cadre signées avec la CGEM, le CRI de la région de Rabat, la Fondation de la Banque Populaire et la Fédération nationale du BTP. Idem pour les Université Cadi Ayyad de Marrakech, Abdelmalek Essaâdi de Tétouan et Hassan II de Mohammédia, qui ont développé un partenariat avec le groupe Veolia Environnement Maroc. Là, il s’agit d’une LP en «assainissement en milieu urbain». La même Université Cadi Ayyad propose des licences professionnelles en technique et management du bâtiment et travaux publics, en énergies renouvelables, en électronique et électronique industrielle, en génie logistique, en télécoms et réseaux, et en biodiversité.

La Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales de Casablanca (Université Hassan II), offre, elle aussi, une gamme de LP adaptées aux besoins du marché du travail. C’est le cas de la LP en action commerciale, qui vise comme objectif de former des techniciens en communication et négociation commerciales capables de maîtriser l’organisation et la gestion du portefeuille client, la prospection, la fidélisation, tout en tenant compte des usages du marché, de la politique de l’entreprise, des offres et pratiques de la concurrence. Cela, en parallèle avec des stages, prélude à une insertion professionnelle quasi-assurée. 
D’autres facultés suivent le même cheminement : à titre indicatif, le nombre des LP à la Faculté des Sciences (Université Mohamed V-Agdal) est passé, selon son président, de 3 en 2008 à 5 en 2011, et ce, dans des domaines variés : «Dosimétrie médicale», «Réseau et Télécom», «Mécatronique», «Génie Analytique», «Administration du Parc PC-Offshoring»). Et «le taux d’insertion dans ces filières se situe entre 80 à 100%», se félicité M. Benjelloun.

Néanmoins, cette demande en LP se heurte à des limites : un manque de ressources humaines et un coût élevé. Selon Jaâfar Khalid Naciri, ces LP «nécessitent un encadrement important et mobilisent des ressources humaines et matérielles à un niveau nettement supérieur à celui des autres formations. De ce fait, ce coût constitue un facteur limitatif au développement de cette offre qui ne pourra poursuivre son évolution qu’à travers des partenariats plus avancés entre secteur de formation et monde professionnel, ainsi qu’en abordant de manière plus claire la question des coûts de formatio». Résultat : le nombre d’inscrits à ces LP reste relativement peu élevé par rapport aux autres formations : «si l’Etat prévoyait d’atteindre un taux de professionnalisation des filières de 60% à la fin 2012, le taux d’inscrits dans ces programmes reste actuellement autour de 10%», conclut M. Benjelloun.

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